Par l'auteur du Goncourt 2005 : 'Trois jours chez ma mère'
Il ne s'était pas laissé faire, le vieux Melchior ! Il plaignait ceux qui se déclarent satisfait de la vie qu'ils ont menée. Il n'aimait pas les gens qui se rassurent à bon compte. Il se disait : je n'accepte pas ma vie telle que je l'ai vécue. je peux la faire basculer jusqu'au dernier moment !On se rassure comme on peut, moi je préfère me rassurer en m'inquiétant. A 82 ans il venait de tourner son premier film racontant la vie d'un homme, plus ou moins calquée sur la sienne, qui établissait un bilan amer et amusé des coups qu'il avait donné et reçus.