�Dilettante �clair�, comme l'a baptis� Le Monde, �satiriste bien �lev� et aussi pr�cis qu'un bourreau chinois� (Le Point), �humoriste humaniste� (Le Nouvel Observateur), �moraliste amical et amus� (L'Express), Philippe Meyer illustre de mille mani�res cette pens�e de Flaubert : �Rien n'est plus s�rieux en ce bas monde que le rire�. Il d�montre que l'impertinence se reconna�t � sa pertinence et � sa fa�on de prendre les modes et les id�es re�ues � rebrousse-poil. Convaincu avec Montesquieu que �la gravit� est le bouclier des sots�, le chroniqueur matutinal de France Inter fait les d�lices de ses auditeurs (et de ses lecteurs) en s'interrogeant sur des sujets aussi r�solument mineurs que la marine bolivienne, le th�me astrologique des chats ou la surface du carr� d'agneau, mais aussi en exer�ant sa verve aux d�pens des puissants de notre soci�t�, qu'ils appartiennent au monde de la politique, � celui des m�dias ou du �show-business�. Longtemps sa devise fut : �Personne n'est parfait�. L'observation de son �poque l'a conduit � ajouter : �A ce point-l�, il y a du rab' d'abus�. Philippe Meyer occupe d�sormais une place � part d'o� il peut � loisir ��tonner son monde en s'�tonnant du monde�.- Un touriste se reconna�t au premier coup d'oeil. C'est un individu habill� d'une mani�re telle que, s'il se trouvait dans son propre pays, il se retournerait dans la rue en se voyant passer.- Les Fran�ais, comme on le sait, ne massacr�rent personne en Am�rique. Tout au plus firent-ils rendre l'�me � quelques sauvages, mais c'�tait pour leur apprendre qu'ils en avaient une.