Tu te dis que celui qui n'a plus rien à perdre vit en marge et fait peur. La société des hommes pense de lui qu'il est un marginal, un déliquant, un clodo, un paumé, un ivrogne, une tapette, une crapule, un fainéant, un original et finalement un jean-foutre. Au mieux elle dit qu'il est un sans-abri, un sans-papier, un sans-état, un immigré, un déporté, un malchanceux, un demeuré, ou simplement un artiste. Ainsi elle se rassure.